e-Santé : des outils connectés et services à utiliser pour plus d'efficacité

image représentant l'e-Santé

Cette animation a été organisée par le CATEL et animée par Pierre TRAINEAU, Directeur général du CATEL, le Mardi 20 Mai 2014 de 13h00 à 13h45.

La mini-conférence s'est déroulée en 2 temps :

  1. une présentation de différents services e-Santé ;
  2. une réflexion sur le futur de la e-Santé avec l'arrivée des objets connectés.

Différents exemples de services en e-Santé

Trois sociétés se sont relayées ici pour parler de leur différents produits, tous faisant parti de cet univers e-Santé. Ce fut le cas de la société Zydacron telecare gmbh qui présentait son système de télémonitoring. Ce système stocke les données en provenance de différents appareils biomédicaux dans la chambre du patient et permet d'y accéder à distance via une application. Ainsi, il est possible de réaliser une consultation « virtuelle » du patient, en ayant sous les yeux l'ensemble des signes vitaux dudit patient.

La deuxième société est une société assez connue : Etiam. Basée dans la région Bretagne, un de leur cadre est venu dans mon école pour nous présenter un cours sur les normes au sein du secteur du logiciel médical. Leur présentation était basée sur un de leur nouveau produit "One-Click Telemedicine" qui est une plateforme de télémédecine permettant l'échange d'images et d'informations de santé entre les différents professionnels de santé. Il mêle donc trois catégories importantes de la e-Santé, qui sont la télécommunication, la téléassistance et la télé-expertise.

La dernière entreprise était la société Alere qui mettait plus en avant le télé-diagnostic et l'aide à la décision.

Le futur de la e-Santé : les objets connectés ?

La deuxième partie de cette conférence mettait en avant une réflexion sur ce qu'on appelle les « objets connectés ». On entend par là, l'ensemble des objets récupérant de l'information et pouvant, via une connexion à un réseau, les partager et les mettre à disposition (de l'utilisateur, du personnel soignant, etc.). On peut prendre pour exemple les montres connectées, dont on entend beaucoup parler ces derniers temps dans la presse, qui permettent de lire ses mails, en plus d'afficher l'heure. Mais cela comporte aussi les podomètres couplés avec des applications de monitoring sur smartphone pour les joggers, les détecteurs de chute qui peuvent lancer des alertes à distance et bien d'autres encore...

image d'objets connectés

Ces objets sont pour la plupart à destination du grand public et permettent à la personne lambda (qu'elle soit atteinte d'une maladie ou non) de monitorer le fonctionnement de son corps. Ces informations physiologiques récupérées dans le cadre du quantified self peuvent être utiles au médecin et au corps médical en général. Cependant, « comment les intégrer dans de nouvelles organisations » ? L'organisation de santé actuelle ne prend pas en compte ces données en provenance du patient, elle mesure les choses par elle-même. Cela a ses avantages : mesures fiables, protocoles connus et homologués, etc.

Mais avec le nombre grandissant de ces objets, le corps médical doit s'adapter. Afin de rendre utilisable ces informations, peut-être faut-il mettre en place un système de labellisation pour rendre « viable » ces objets et imposer une certaine qualité, tant dans les capteurs que dans les applications associées.

Enfin, on peut s'interroger sur la prise en compte juridique et d'un point de vue légal de ces informations obtenues via les objets connectés. Respectent-elles les normes médicales (normes européennes, françaises, normes applicables aux dispositifs médicaux) ? Que risque le corps médical en engageant sa responsabilité sur ces données ?

Conclusion

Ainsi, on peut voir que deux mondes se développent en parallèle : celui de la télé-médecine et celui des objets connectés. Si l'un est développé majoritairement à destination des professionnels de santé (certes, avec la vision du bien-être patient, mais c'est rarement l'utilisateur final), l'autre est clairement à destination du patient, de l'individu en tant qu'utilisateur principal de l'application.

L'objectif est donc de faire cohabiter dans le futur ces deux mondes, et non pas de les avoir séparemment. Et comme l'a souligné de nombreuses fois M. Pierre TRAINEAU, cela passe par un changement profond dans l'organisation actuelle des soins.